Histoire de Paris et de l'Île de France

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Histoire d'une famille d'architectes parisiens du Premier Empire à la Belle Epoque, 256 p., illustrations, éditions Charles Hérissey/Airelles, collection Mémoire de Paris, 2003. 19 euros.

Architectes couv

Durant plus d'un siècle, comme entrepreneurs ou architectes, ils ont construit près de 300 immeubles dans Paris. On en localise de manière certaine 165 répartis sur 17 arrondissements et en proche banlieue.

Leur grande époque fut la période allant du Second Empire à la Grande Guerre. Ils participèrent entre autre à la construction de la Gare d'Orsay et à celle du Palais de l'Electricité - fleuron de l'Exposition Universelle de 1900 - et de moult immeubles d'angle à usage d'habitation ou commercial.

Certains ont aussi été en charge de l'entretien de monuments historiques tels que la Sainte Chapelle ou le musée Carnavalet.

Le nom des Ragache est indissociable de la mémoire des pierres de la ville de Paris.

En complément de cet ouvrage, Gilles Ragache a écrit un article intitulé Histoire d'une famille d'architectes de Vaugirard : Les Ragache (1880-1929), que vous pouvez consulter sur le site des Editions CPHF : www.clefspourlhistoiredefrance.fr

D'autre part, une version illustrée de cet article a été publiée dans Vaugirard-Grenelle, bulletin de la Société Historique et Archéologique du 15è arrondissement de Paris (n° 53, printemps 2019). Vous pouvez vous le procurer auprès du Président de l'Association, M. François de Béru, Mairie du 15è, 31 rue Péclet, 75015 Paris.

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Vignobles d'Île de France. Deux siècles de viticulture (XIXème et XXème siècles), 144 p., illustré, Les Presses du Village - Edition francilienne, Etrepilly, 2005.

Avec la collaboration d'Hervé Luxardo, historien, chargé de cours à l'Université de Paris III-Sorbonne

      Sous le Premier Empire, avec plus de 40 000 hectares de vigne, le vignoble d'Île de France occupait encore un des premiers rangs dans le pays, à égalité avec celui de Bourgogne ou du Bordelais. Même s'il ne pouvait toujours prétendre lutter par la qualité avec ces deux régions, il n'en produisait pas moins d'excellents vins. Pourtant, au fils des ans, il fut progressivement réduit à quelques hectares isolés, plus symboliques que productifs. Mais le vignoble francilien n'a jamais vraiment disparu et, de nos jours, on assiste même à une spectaculaire renaissance, tant dans

Vignes couv

Paris (Montmartre, Bercy, Vaugirard, Bagatelle...) qu'en banlieue (Suresnes, Argenteuil, Sceaux, Bagneux, Coulommiers, Nogent, Meudon...). Un peu partout, là où naguère croissaient de beaux ceps, la vigne revient en force et près de 150 vignobles ont été replantés ou réorganisés. Beaucoup d'autres sont en projet.

Pourquoi et comment un des plus grands vignobles de France a-t-il presque disparu avant de renaître ? Quelle est la signification de cette renaissance ? Quel avenir peut-on entrevoir pour cette nouvelle version du vignoble d'Île de France ? C'est ce que le présent ouvrage permet de mieux comprendre.

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Mémoire de Paris

LA NAISSANCE DE L’ILE SAINT LOUIS

Par Gilles Ragache

ISL Pont Marie847

 Au premier regard, l’Ile Saint Louis surprend. Elle charme le visiteur, l’envoûte même, sans que l’on puisse dire pourquoi. Pour la plupart des flâneurs comme pour bien des habitants elle incarne l’esprit du « vieux Paris ». Pourtant quand on l’observe attentivement, un petit quelque chose intrigue : elle apparaît à la fois ancienne – c’est indéniable - mais, par bien des aspects, elle semble moderne et bien différente des quartiers voisins. La raison en est simple : bien qu’elle ne soit pas toute jeune l’Ile Saint Louis n’appartient pas vraiment au Paris le plus ancien, à celui qui puise ses racines dans les profondeurs du monde médiéval. Parfois au-delà. En effet, dans ce domaine, plusieurs éléments ne résistent pas à un examen attentif. En particulier le tracé de la voirie. Le côté parfaitement rectiligne des rues de l’Ile – même les petites transversales - est inhabituel, incongru même, pour une cité antique. Quasiment toutes forment un angle rigoureusement droit avec leur voisine, un quadrillage impeccable, doublé d’un alignement des façades. Voila qui n’évoque en rien le lacis – voire le fouillis – ou même le côté villageois des ruelles du Moyen Age avec leurs rétrécissements, leurs impasses, leurs retraits, leurs racoins…

Ici, pas de vieilles chapelles moussues embusquées sur les berges, pas de vestiges d’une muraille médiévale1 ou d’un quelconque temple romain oublié dans une arrière-cour. Les maisons - et l’unique église - sont sagement construites de part et d’autre de la rue centrale. Cependant bien des bâtiments – dont de beaux hôtels particuliers – ont un air de famille avec ceux du Marais. Alors que s’est-il passé sur ce petit bout de territoire parisien, nettement délimité par la Seine, pour qu’il soit si différent de ses voisins ?

1 Seule la rue Poulletier, elle aussi bien rectiligne, rappelle l’ancien fossé médiéval qui fut comblé au 17e siècle.

Pour lire la suite de cet article, consulter le site des éditions Clefs pour l'Histoire de France :

www.clefspourlhistoiredefrance.fr